À une époque où il faut frapper l’imagination des foules, impressionner les esprits faibles, terroriser les consciences, la recette ne change pas, c’est la pratique de la terreur qu’on emploie. Ce qui change, c’est la forme et la mise en scène. Nous venons d’en être témoins à quelques mois d’intervalle avec ces guerres modernes dont l’épicentre se trouve au Moyen-Orient.
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SPORT ET POLITIQUE
J’aime bien le rugby, ou pour être plus précis, je l’aimais bien, cette lutte des packs avant, ces chevauchées sur les ailes, ces déferlantes vers l’en-but me réjouissaient dans le froid des tribunes ou dans la tiédeur d’un salon de télévision lorsqu’il m’arrivait de regarder chez moi les matches du tournoi des cinq, puis six nations. Mais, à vous dire le vrai, je ne m’y retrouve plus.
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LES EXPERTS ET LES MERCENAIRES
J’ai, comme de nombreux spectateurs, regardé auprès d’un bon feu, la finale du championnat du monde de Hand-Ball retransmise du Qatar avec, je dois dire, une impression étrange. Voilà donc que se jouait dans un improbable pays du golfe dont on n’avait jamais appris qu’il possédât une équipe et encore moins une tradition sportive dans ce domaine, la coupe du monde de Hand-ball.
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LA NEIGE ETC…
La neige qui tombe me met en état de manque poétique. Quelque chose de l’enfance, qui en moi se réveille, comme si le monde, soudain venait de recommencer. Il a neigé cette nuit et nous voilà tout surpris, surtout si on ne l’a pas vue venir et qu’on se réveille au matin sous ce blanc qui a comme fixé au sol la lumière gelée de la lune. Que faire alors ? Le plus urgent est d’aller dans la bibliothèque à la recherche d’un recueil de Basho. Justement, je ne le retrouve pas, mais je mets la main sur un haïku de Buson : « le bruit des branches qui cassent/sous la neige/j’entends le bruit de cette nuit ».
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COMMENÇONS par le commencement, ou recommençons par…BISSIERE !
C’était donc en 65, étudiant, je venais d’aménager à Bordeaux pour préparer ma thèse. Je lus, sur, une affiche : « Expo Bissière », premier éblouissement. Bissière était encore dans l’actualité. L’année précédente, il avait représenté la France à la biennale de Venise tout le monde attendait son sacre, et avec lui celui de la seconde école de Paris qu’on désignait comme « Abstraction lyrique ». Et c’est Rauschenberg, le jeune artiste américain qui fut désigné. Cette date de 64 marque alors la fin de la prééminence française en peinture, la fin d’une époque et d’une vision du monde.
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